Vérification effectuée par un bodek shaatnez diplomé.
Le problème du Shaatnez se pose surtout à propos des vêtements : Si s'habiller cacher, c'est être décent, cela veut dire aussi porter des vêtements qui ne contiennent pas de mélange interdit de laine et de lin que la Torah appelle " shaatnez ".
1- Qu'est-ce que l'interdit du shaatnez ?
Il s'agit d'un commandement direct de la Torah de ne pas se vêtir (parashat Ki tetsé, séfer Devarim), ni de se couvrir (parashat Kédoshim, sefer Vayikra) d'un tissu composé de laine et de lin. Le mot shaatnez est l'acrostiche des mots «שוע» - «טווי » - « נוז », qui décrivent les trois étapes principales de l'élaboration d'un tissu : peigner, filer et tisser.
2- Pourquoi est-ce interdit ?
Nous ne connaissons pas le sens profond de cette mitsva car c'est un 'hok, une mitsva irrationnelle. Le fait de respecter ce genre de mitsvot nous permet d'augmenter l'honneur d' Hashem dans ce monde, et prouve notre attachement au Créateur en toutes circonstances.
3- Pour qui est-ce interdit ?
L'interdiction du shaatnez s'applique à tout le monde : Hommes, femmes et enfants (tout comme le fait de consommer des aliments interdits).
Porter du shaatnez, ne serait-ce qu'un instant et même par inadvertance, bloque les prières pendant 40 jours !
4- Qu'est-ce qu'un vêtement shaatnez ?
C'est la présence de fibres de laine et de lin dans un même vêtement qui rend celui-ci interdit, même si les 2 matières ne sont pas en contact direct. Est également interdit par la Torah tout lien durable entre de la laine et du lin, comme un nœud, un point de couture, un collage ou un tressage.
5- Où trouve-t-on du shaatnez ?
Tout vêtement peut contenir du shaatnez, même s'il est en polyester à 100%. D'autres objets contenant du matériel textile, comme par exemple, les tapis, fauteuils, chaises, matelas, etc., sont également concernés par l'interdiction.
Attention, l'étiquette n'est pas un gage de cacherout : elle ne mentionne que la teneur du tissu extérieur, et non celle des composants internes, tels que les fils de couture, les boutonnières, les épaulettes, les revers de col et autres plastrons.
6- Quelle est la conduite à tenir lorsque l'on achète un vêtement ?
1 Inspecter le vêtement : si l'étiquette indique qu'il contient le mélange interdit ou si la marque est connue comme en contenant, on ne pourra en aucun cas essayer le vêtement avant de l'avoir réparé, même pour prendre les mesures ;
2 Si l'on n'est pas sûr qu'il y a du shaatnez, on pourra essayer l'habit, mais il est préférable de s'en abstenir ;
3 En tout état de cause, après l'achat, il faudra faire vérifier le vêtement par un bodek (vérificateur) compétent, qui dira si le vêtement est cacher ou non.
7- Peut-on croire le vendeur qui affirme que ce qu'il vend est cacher ?
Même si le vendeur est de bonne foi, on ne peut jamais être totalement sûr que le vêtement est bien cacher. En effet, même si le vendeur a de bonnes connaissances en textile, il ne peut pas, à vue d'œil, déterminer sans risque d'erreur la composition exacte d'un tissu.
De plus, au cours de la production du vêtement, qui n'est ni rigoureusement réglementée, ni entièrement automatisée, il peut arriver que des interventions manuelles apportent des modifications par rapport au cahier des charges, sans que le fabricant lui-même ne s'en aperçoive.
Dès lors, comment le vendeur, même de toute bonne foi, pourrait-il savoir avec certitude si le vêtement est ou non shaatnez ?! Il faut donc s'en remettre à un bodek pour déterminer et quantifier la présence de laine et de lin dans un vêtement.
8- Est-il permis de s'asseoir sur du shaatnez ?
Oui, mais :
- il faut que le tissu ou bien la surface sur laquelle il est posé soient rigides ;
- il faut aussi recouvrir la surface sur laquelle on s'assoit pour éviter tout contact direct avec le tissu shaatnez. Attention, les habits que l'on porte ne constituent pas une séparation à cet égard.
9- Que faire si l'on porte du shaatnez sur soi ?
La Guemara dit que si l'on voit un homme porter du shaatnez, il faut le lui retirer, même si c'est son Rav et même en public. Si c'est sur soi-même que se trouve le shaatnez, il faut se dévêtir dans l'immédiat, même dans la rue, quitte à se retrouver dans une situation embarrassante, car le fait de porter du shaatnez constitue une profanation du nom divin, que rien ne saurait justifier.
10- Peut-on posséder du shaatnez à la maison ?
Posséder du shaatnez n'est pas interdit, tant qu'il n'est ni porté, ni utilisé.
Le fait d'en tirer profit, en le vendant par exemple, est permis, à condition de veiller à ce qu'aucun autre juif ne l'acquière ou ne s'en vêtisse.
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